Un nouveau garçon fait rêver des centaines de milliers de filles, depuis quelque temps, en Angleterre comme aux U.S.A. Il s'appelle Herman. Il est beau, très beau. Grand, blond, mince; le cheveu long; l'ceil vif, d'une couleur profondément bleue; et, de Manchester à Liverpool, le plus charmant sourire de toute la Grande-Bretagne. En moins de nuit mois, ce garçon de dix-sept ans a vendu quatre millions de disques, obtenu trois fois de suite la première place du très sèrieux «Cashbox», et est devenu l'une des plus grandes vedettes anglo-amèricaines du moment.
L'enthousiasme qu'il a suscité aux Etats-Unis est si grand que la fille du président Johnson n'a pu résister au désir de le faire inviter, pour une soirée, à la Maison-Blanche. «Il est stupéfiant», disent les Américaines qui, pour parler de lui, ont inventé un mot nouveau; la Hermania.
Dans le monde du spectacle, ce n'est pas un nouveau venu; à douze ans, il était déjà l'un des personnages les plus populaires de la télévision britanique. Dans une fort célèbre émission, il jouait le rôle d'un gamin délirant, insupportable, drôle, dont la fantaisie et les gags ne cessaient de provoquer la sympathie du public. Il avait quatorze ans, quand «le Daily Express», le quotidien le plus austère de Londres, écrivit à son sujet; «Vraiment, c'est l'Anglais le plus mignon auquel notre pays ait donné naissance.»
Herman, alors, s'appelait Peter Noone (c'est son nom véritable) et ne pensait pas le moins du monde à la chanson. Il rêvait de pouvoir jouer, mais plus tard, bien plus tard, un grand rôle, dans une pièce de Shakespeare. Et puis, le hasard voulut qu'il rencontrât un certain Mickie Most, directeur artistique de la firme Columbia, et que ce M. Most lui fit la proposition suivante: «T'amuserait-il d'enregistrer un disque?» Peter Noone accepta; il s'entoura de queiques bons musiciens, recrutés à Manchester, sa ville natale, choisit pour lui le prénom de Herman et pour son groupe le nom de «Herman's Hermits». Du premier coup, il fut numéro-un en Grande-Bretagne, avec une chanson intitulée: «I'm into something good». Et le succès continua: avec «Mrs. Brown, you've got a lovely daughter»; avec «Silhouettes»; avec «Can't you hear my heartbeat»; avec «I'm Henry-the-Eighth» . . .
Herman est ne beau et chanceux, comme il arrive aux personnages de certains contes: «Le hasard? dit-il. Je l'ai dans ma poche. Nous sommes bons amis.» Cette phrase, quand il la ponounce, n'a rien d'arrogant. On sait qu'il dit vrai.
 
un Anglais pas comme les autres


Des centaines de milliers d'Américaines ont fait leur idole de cet Anglais, au visage inconnu en France. Il s'appelle Herman, et son groupe (les Herman's Hermits) a vendu en sept mois quatre millions de disques! Herman est le seul chanteur de rock qui ait jamais été invité à la Maison-Blanche: la fille de M. Johnson, président des Etats-Unis, est folle de lui.


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